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Change La Nuit La Demande 4. T'étais belle

T'étais belle



Sur les amours infirmes
L’enfer coule du béton
Ce matin l’avenir
S’emprunte à reculons

J’entends parler des femmes
Au rire un peu vulgaire
Ce matin « c’est les arbres »
Que je préfère

C’est fou la vie sème
Des poèmes vaincus
Qui s’échouent droit
dans nos yeux d’enfants nus

T’étais belle
T’étais belle

T’étais belle mais comment
Rapiécer le rideau
De sentiments filés
Décousus dans le dos ?

Les volcans ne renaissent
Jamais, tu vois
La vérité, fissa
Reprend ses droits

« C’est fourbe le temps »
Plante des aiguilles de pins
Qui obligent les amants
À se lâcher la main
T’étais belle
T’étais belle

T’étais belle
Dans la chambre d’hôtel
La froideur était telle

Qu’elle crucifiait les heures
Où les sanglots demeurent
Intérieurs

Où l’âme crie, crie
« au secours ! »
Et les tambours éclatent
Écarlates…

Envole-toi mon amour
Ma vallée dégringole
Ton plumage est au sol
Recolle ! Recolle !

Rallie tes fruits, ton miel !
Prends appui sur ton ciel !
Salue nos hirondelles !
Salue nos hirondelles !
« Salut mon hirondelle… »

« C’est brutal la vie »
Sonne comme une cloche ambiguë
Aussi mal que je t’ai retenue …

T’étais belle
T’étais belle

T’étais belle...

Partir 6. Besame

Besame



Parce que nos lendemains
Croisent les doigts
Sûrs de rien
Que nos vêtements sont des draps
De satin

Parce que je fais des bonds
Brasse coulée, plongeon
Dans ton « blue lagon »

Parce que « ça s’en va pas »
Sourires XL et frissons
Que ça me rend
Semi gazelle, semi con

Parce que ça fait bizarre
D’avancer le rencard
Du prochain regard

Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besa…

Parce que j’ai un peu froid
Sans ton minois dans le salon
Parce que ça sert à quoi
La prison

Les dangereux dimanches
Où le brouillard se déclenche
Oh… Drucker s’épanche !

Parce que je suis mort deux fois
Que Jules a l’âge de raison
Non pas que si tu pars là
Mon compte est bon

Mais soignons le chemin
La lumière boisée carmin
S’en va s’en vient…

Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besa…

Parce que la ville est belle
Je l’aperçois sous ton aile
Et mon dieu « que c’est toi ! »
L’essentiel

Je l’attendais ce tandem
Tu sais quoi je pleure quand même
Mais là… Mais là je t’aime !

Je t’aime !

Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besame
Oh! Oh! Oh! Besa…

7. Buenos Aires

Buenos Aires



D’abord la chaleur
Qui donne la messe
Le bruit, la ferveur
Disait Borges

Le bassin des filles
Contient son tango
Mes yeux comme deux billes
Se changent en hublots

Prends-moi !
Prends-moi sur ton dos !
Prends-moi !
Au triple galop !

Buenos
Buenos Aires
Mon coeur en cendres
Buenos
Buenos Aires
Va pour l’esclandre !

Fini la cascade
De réveils délabrés
Adios l’escalade !
Au col des regrets

La vie ça joue faux
Mais tout doucement
Au marché San Telmo
Ça y’est je l’entends
Soigner
Soigner mes arguments

Buenos
Buenos Aires
Ma chair à vendre
Buenos
Buenos Aires
Va pour l’esclandre !

Ton radieux novembre
Bourgeonne sur mes plaies
La pampa me scande
Tes plus grands succès

« Tu fais pas la star ! »
Mais moi j’veux ta chemise
Ta sueur salée d’espoir
J’en veux des valises
Du temps
Du temps des cerises
Du cran
Du cran qui défrise

Buenos
Buenos Aires
Ton coeur c’est tendre
Buenos
Buenos Aires
Va pour l’esclandre !

« J’peux pas te louper,
J’suis plein phare »
Tous mes sens te font du pied
Un petit merdeux de Saint-Lazare
« Ça devrait pas trop t’effrayer »

« Va pas croire
Que je te prends de haut »
J’suis ni L.A ni Venise
J’suis venu pour
Que tu me refasses beau
Que tu me tiennes
Chaud Bueno l’insoumise

Buenos Aires
Tes docks ça flambe
Buenos
Buenos Aires
Va pour l’esclandre !

Buenos Aires
Va pour l’esclandre !
Va pour l’esclandre !

8. Jeux de la vie

Jeux de la vie



Au jeu de la vie épanouie
C’est du tirage au sort
Ca te dirait qu’on taille, dans la nuit
Façon chasse au trésor

Je nous pousserais des ailes
On prendrait mon fils qui dort
J’te promets pas le Ritz mais du pastel
Plein le décor…

Au jeu des rêves évanouis
Les gagnants sont presque morts
A Shanghai ou à Paris
On s’occupe on compte les scores

Viens qu’on trouve une rade
Direction sud ou nord
Où les mouettes bavardent
« Voiliers » sur le port…

Au jeu de la vie qui a un prix
C’est le malin qui préside
Je m’en remettrai au blé en épis
A l’horizon limpide

Je détacherai tes cheveux
T’apaiseras mes doigts qui tremblent
J’promets pas le bon dieu
Mais peut-être un môme qui te ressemble…

Et « si ça tourne pas »
Aussi rond que j’y crois
Que mes folies ont toujours tord
Je comprendrai tout ça
Je comprendrai tout ça
Tes désirs, tes choix…
Ou j’comprendrai pas…

Mais ça ira…
Ca ira…
Yalla ! On y va…

9. Toi

Toi



T’as la gueule d’un rocher
Que l’océan n’atteint pas
Vague à l’âme d’un bateau
« Qui connaît pas » le large
T’as bien de quoi te foutre à l’eau

T’as le bec aux abois
Et les ailes inversées
Bien longtemps qu’tu décolles pas
« Mais faut pas » te rire au nez
Sinon t’exploses

T’es un arbre en suspens
T’as des armes plein les feuilles
Que veux-tu ? Toi le printemps
T’as jamais filé de fleurs
Alors tu composes

Qui ?
Qui peut dire qui t’es toi ?
D’où tu reviens où tu « re vas ? »
Tu dis : « mes pas circulent
Dans le décor
Mes pas, ça compte encore »

T’as la gueule d’une horloge
Qui tourne avec les gens
Tu dis : « l’coeur reste à l’heure
Quand personne crèche dedans
Mais c’est tout noir et blanc »

T’es le diesel du quartier
C’est du fioul que t’avales
Ça te descend dans les genoux
J’te surprends à hennir
Comme pressé d’accueillir
Ton dernier soupir

Qui ?
Qui peut dire qui t’es toi ?
D’où tu reviens où tu « re vas ? »
Tu dis : « mes cuites circulent
Dans le décor
Mes cuites, ça compte encore »

Un pacha, un chômeur
Un otage, un sauveur
Du courrier, par erreur…
L’automne, l’automne
Qui retient ses pleurs
Le grand saut, la candeur
Ou le tombeau du bonheur

Qui ?
Qui peut dire qui t’es toi ?
D’où tu reviens où tu « re vas ? »
Tu dis : « les petites jupes
Circulent dehors
Et les petites jupes
Ça compte encore »

Qui ?
Qui peut dire qui t’es toi ?
D’où tu reviens où tu « re vas ? »
Tu dis : « Qu’on est bon
Qu’à se promener
Quand on fait que passer »

Ce Grand Amour 11. Ô jeunesse

Ô jeunesse



Ô jeunesse ! Ta sirène
A le verbe haut
Que ton crissant bordel
Rhabille les flambeaux

Sous la lune grise
Nos coeurs gisent en parchemins
La planète confite
N’a de suite
Que sur les lignes de ta main

Jeunesse ! Serre les poings
Le siècle cherche ton sein
Jeunesse ! J’aime ton chien
Ta faune, tes embruns
Jeunesse teintée de rose
Et d’ecchymose…

Jeunesse, ta toile excelle
Fleurit dans l’histoire
Chéris ton grain de sel !
Pétris nos mémoires !

La moitié du globe
Gobe du fil barbelé
Ta parole qui s’immole
Par la grâce
Et c’est Damas ressuscité !

Jeunesse ! Serre les poings
Le siècle cherche ton sein
Jeunesse ! J’aime ton chien
Ta foudre, tes embruns
Jeunesse teintée de rose
Et d’ecchymose…

Ô Jeunesse…
Ô Jeunesse…

Tes herbes folles qui rigolent
Malmènent un peu mes racines
À l’heure où la mienne démissionne
J’te lègue ma peine
Rivière à ta colline
J’te lègue ma peine
Pour tremper tes épines

Jeunesse ! Serre les poings
Le siècle cherche ton sein
Jeunesse ! J’aime ton chien
Ton feu sur le mien
Jeunesse teintée de rose
Et d’ecchymose…
Oh oh oh oh…
Le siècle cherche ton sein…
Ta faune, tes embruns…
Tes charmes malins…
Jeunesse ! « Tiens quelques roses ! »
« Tiens… Quelques roses… »

12. Le cèdre au Liban

Le cèdre au Liban



Je sens l’hiver figer mes membres
Je ne dois surtout pas succomber
Je me souviens c’est en décembre
Que mon écorce s’est envolée

Si tu découvres en abondance
À l’endroit même de nos adieux
Sur des feuilles les traces d’une substance
C’est la sève qui coule de mes yeux

Mais depuis longtemps
Malgré les affrontements
Les conflits, les blessures
Dans l’oubli et l’usure
Je subsiste en t’aimant
Comme le cèdre au Liban

J’aurais dû couvrir nos arrières
Éviter les sources d’ennui
Mais pour nous entendre comment faire
Si ton coeur fuyait mon abri

Je passe mes années à t’attendre
En collectionnant les fissures
Je n’ai plus d’épine pour me défendre
L’espérance est ma seule armure

Mais depuis longtemps
Malgré les affrontements
Les conflits, les blessures
Dans l’oubli et l’usure
Je subsiste en t’aimant
Comme le cèdre au Liban

Mais depuis longtemps
Et face au dénouement
Aux douleurs, aux prières
Dans l’ombre et la poussière
Je subsiste en t’aimant
Comme le cèdre au Liban